Trek Canyon Del Colca
Après deux jours passés à Arequipa, nous voilà repartis pour un trek de 3 jours dans le Canyon del Colca, un trek incontournable dans la région.
CANYON DEL COLCA
Il s’agit du deuxième canyon le plus profond du monde avec plus de 100km de long et une profondeur oscillant entre 1000m et 3400m (il est deux fois plus profond que le Grand Canyon aux États-Unis). Il a longtemps été considéré le plus profond jusqu’à ce que le Canyon de Cotahuasi (situé à une centaine de km) le déclasse de 130 mètres. Le Canyon est aussi connu pour être le royaume du condor, oiseau mythique des Incas.

Comme le trek de Santa Cruz, il est possible de le faire via une agence. Mais pour ceux qui nous connaissent bien, vous avez compris que les trucs en groupe c’est pas vraiment notre truc. Et puis pour le coup, il est hyper facile de trouver plein d’informations sur le trek en ligne, ET cette fois, le logement ça se passe dans des auberges à chaque étape (Maider est contente d‘échapper à la toile de tente... Cette fois ci…).
Le départ du trek se fait depuis Cabanaconde, à 6h de route de Arequipa, situé à 3287m d’altitude.
Lors de la première partie du trajet (Arequipa-Chivay) qui compte environ 150km, la route est assez sinueuse, mais en parfait état comparé à ce qu’on a eu entre Yungay et Vaqueria il y a quelques jours. Pendant le trajet, on franchit le col de Patapampa à 4910m d’altitude.

Petite halte à Chivay où on pick up de nouveaux passagers et c’est à Chivay que débute le canyon.

Le trajet se poursuit pendant 55km supplémentaires, sur une route étroite, sinueuse mais qui nous offre un magnifique spectacle visuel.

Les paysages sont absolument splendides, entre canyons vertigineux et terrasses agricoles, nous restons bouches bées.


A l’arrivée au tout petit village très mignon de Cabanaconde, nous avons réservé une nuit dans une petite auberge située sur la Plaza de Armas.

Le gérant de l’auberge nous attendait à l’arrivée du bus. Et nous a accompagné jusqu’à l’auberge. Super accueil ! Après nous avoir montré notre chambre, il nous a offert un maté de coca pour combattre le mal d’altitude. On accepte avec plaisir et on lui explique qu’on a passé une semaine Huaraz et dans les environs il y a quelques jours donc on devrait être acclimaté. Pour l’instant, aucun mal de crâne en vue. Le gérant de l’auberge en profite pour nous donner une carte du trek et nous montre le chemin selon le parcours que nous avons choisi. On lui dit qu’on veut être de retour pour le match de la France contre l’Uruguay vendredi et il nous conseille alors à quelle heure partir du dernier point du trek. Il nous dit aussi qu’il est pour la France et qu’il est persuadé qu’elle va gagner le match.
Jour 1 du trek : De Cabanaconde (3287m) à Llahuar (2020m)
Bilan de cette deuxième journée :
4h10 de marche
11.5 kms parcourus
Dénivelés : -1345 m / +185 m

Après un petit dej d’enfer à l’auberge (maté de coca, smoothie de banane, pain beurre confiture, et œufs brouillés), c’est plein d’énergie que nous commençons notre première journée de trek à 7h du matin.

Et il en faut pour arpenter ces 1300m de dénivelé négatif. Ça fait mal aux genoux mais la vue est impressionnante. Au bout de quelques minutes de marche, on aperçoit des premiers condors. Ravis!

Pendant la descente, le paysage est sec et aride, il fait vite chaud.

Mais la vue sur le canyon est à couper le souffle !


Une fois n’est pas coutume, un chien nous suit pendant le trajet.. Décidément…

Au bout de 3h20 de marche, on arrive en bas du canyon, et c’est avec surprise qu’on découvre une geyser en activité juste au bord de l’eau.

Le spectacle est grandiose et assez improbable.

De là, il ne nous reste qu’une petite heure pour arriver à Llahuar, village où nous passons la première nuit du trek.

Alors en vrai, village est un bien grand mot pour définir Llahuar. En vrai, le “village” est uniquement constitué de deux auberges. Nous avons choisi celle qui possède des sources thermales. Le lieu est magnifique.

Les chambres sont en fait des petites cabanes qui surplombent la rivière, avec chacun son petit espace devant avec table et chaises. Le grand luxe pour une auberge. On est à la fois surpris et ravis.


C’est donc sur notre “terrasse” que nous déjeunons tranquillement avant d’aller passer l’après-midi dans les sources d’eau chaude.


Il y a au total 2 piscines, une à 37 degrés, une à 39 degrés. Elles sont situées juste à côté de la rivière du canyon. L’endroit est splendide.


Ces sources sont une belle récompense après cette première journée de randonnée. On y a passé 3 heures dont les deux premières seuls au monde! Le paradis !

Matt râle presque que l’eau est trop chaude et décide d’aller s’essayer à la rivière. Il n’y sera resté que 15 secondes ! Bien trop froide…

Vous l’aurez compris, cet endroit est magique. On a vraiment l’impression d’être coupé du monde avec une vue encore une fois incroyable.

Pour le soir, nous n’avions pas prévu notre nourriture car l’auberge propose un menu unique. Et le menu était excellent!
Jour 2 du trek : De Llahuar (2020 mètres) à l’oasis de Sangalle (2180 mètres)
Bilan de cette deuxième journée :
4h de marche
12 kms parcourus
Dénivelés : -650 m / +780 m
Encore une fois, c’est après un super petit dej à l’auberge (pancakes, jus d’orange et notre fameux maté de coca) que nous entamons notre deuxième journée de trek. La veille, nous avons fait connaissance avec un chien à l’auberge qui nous a collé toute l’aprem, toute la soirée et a même dormi devant notre chambre.
Il était bien évidemment présent au petit dej ET a décidé de nous suivre toute la journée jusqu’à la deuxième étape du trek. C’est assez incroyable ces chiens errants qui nous suivent pendant les randonnées. On s’y attacherait presque (les gens qui connaissent bien Maider vont être très surpris de lire cette partie mais oui oui, Maider est en train de changer et de s’attacher à des chiens errants qui nous suivent).

Revenons à nos moutons, la première partie de la randonnée, c’est de la montée vers les villages de Paclla et Belen.

Après la grosse descente de la veille qui a fait souffrir nos genoux, on doit avouer qu’on est content de faire de la montée… La vue sur le canyon est magnifique au levé du soleil.

On reste en admiration devant les paysages qui s’offrent à nous depuis le début du trek.

La deuxième partie se fait sur de la route (alors bon, route péruvienne hein donc en vrai ça reste assez sinueux et puis on a du croiser un collectivo en 3h de marche) et assez plat.

Sur cette partie, on commence à apercevoir l’oasis de Sangalle où nous allons passer la nuit. Cet espace vert au milieu du canyon sec et aride est assez impressionnant.

On rejoint un troisième village, Malata, avant d’entreprendre la descente vers l’oasis.

La vue depuis ce village est toute aussi incroyable que toutes les vues depuis le début du trek. On en prend vraiment pleins les yeux pendant toute la randonnée.


La descente vers le canyon se fait en un peu moins d’une heure et on croise une magnifique cascade en chemin dont l’eau sort droit d’un trou fait dans la roche. Splendide.

Le paysage se fait de plus en plus vert jusqu’à arriver à la rivière.

Les cactus laissent place à des palmiers verdoyants.

Et nous avons vraiment l’impression d’arriver au paradis après que notre chemin en pierres se transforme en pelouse verte.
C’est un peu avant midi que nous arrivons à notre auberge qui propose des petits bungalows en guise de chambres et qui offre encore une fois une vue magnifique sur le canyon.

ET cerise sur le gâteau, l’auberge possède une piscine où nous avons passé l’après midi.

Encore une fois, rien de mieux pour se relaxer après une journée de trek. On a un peu l’impression de faire un trek de luxe… Faudrait pas trop y prendre goût . Cet après midi nous paraît encore une fois hors du temps!

Pour fêter notre dernière soirée en trek, et surtout pour s’encourager pour la journée du lendemain qui sera clairement la plus difficile, on se fait plaisir et on se prend deux mojitos à l’auberge. On va avouer que ça fait un bien fou!
Comme l’auberge de la veille, celle ci propose un menu pour le dîner donc on décide de le prendre. Beaucoup plus cher et bien moins bon que tout ce qu’on a pu manger ah Pérou depuis notre arrivée (on sent à quel point l’endroit est touristique).
Jour 3 du trek : De l’oasis de Sangalle (2180 mètres) à Cabanaconde (3287 mètres)
Bilan de cette dernière journée :
2h25 de marche
5.5 kms parcourus
Dénivelés : +1065 m

Pour ce dernier jour de trek, le réveil sonne tôt, très tôt, à 4h30. Petit déjeuner à l’auberge puis c’est parti, départ pour le trek à 5h30, munis de nos frontales. On voit beaucoup de groupes partir à 5h. On en profite pour les laisser partir et se prendre un bon petit dej avant de commencer la rando.
Au bout de 45 minutes, le jour commence à se lever, on range les frontales et on admire une dernière fois le paysage qui s’offre à nous et surtout les couleurs magnifiques du lever de soleil qui se reflètent sur le canyon. Encore une fois, spectacle grandiose !

En chemin, des mules nous dépassent portant des gens qui n’ont pas eu le courage de se taper 1000m de dénivelé positif pour rentrer. On les comprend, mais on est courageux et on continue de monter tranquillement. Au bout d’un peu plus d’une heure, on rattrape et dépasse tous ceux qui sont partis à 5h. C’est un peu l’autoroute du trek sur cette dernière partie, on se demande d’ailleurs où étaient tous ces gens les deux derniers jours…
Et c’est donc au bout de deux heures au total qu’on atteint le sommet, fatigués mais tellement fiers d’avoir monté 1000m de dénivelé en deux heures ! Une dernière petite demi heure nous attend pour rejoindre le village de Cabanaconde d’où on est parti le premier jour.

Il est un peu plus de 8h quand on repart à l’auberge où nous avons dormi la première nuit 1) parce qu’on sait qu’ils servent un super petit dej (oui oui, 1000m de dénivelé positif ça donne faim alors on se prend le deuxième petit dej de la journée) et 2) parce qu’on sait qu’ils ont un grand écran pour regarder le match France – Uruguay.
Nous avons donc passé la matinée à regarder le match de la France et encore une fois, super contents de leur victoire !!
Notre bus pour Arequipa étant en début d’aprem, on flâne sur la Plaza de Armas au soleil avant de rentrer. C’est en début de soirée que nous rentrons à Arequipa pour une dernière nuit dans la ville blanche avant de prendre un bus de nuit le lendemain pour Cusco.