Après avoir été malades pendant près d’une semaine à Vientiane, on a enfin quitté la capitale pour rejoindre Paksé, capitale de la province de Champasak, fondée par les français en 1905. Pas grand chose à y faire sur place, elle sert surtout de point de départ pour se rendre dans le plateau des Bolovens.
L’une des principales régions agricoles du Laos avec des rizières, plantations de thé, bananiers, litchis, elle est aussi et surtout connue pour son café. C’est donc dans cette région que nous comptons nous aventurer pour quelques jours en louant un scooter. Il y a aussi pleins de chutes d’eau sur la route que nous comptons visiter et où surtout on prendra plaisir à s’y baigner vu les fortes chaleurs.
Les guides et même notre pote Marie nous ont prévenus que les températures sur le plateau peuvent être jusqu’à 10 degrés de moins qu’à Paksé et que les nuits peuvent être fraîches. En effet, une partie du plateau se situe à plus de 1000m d’altitude. Alors on vous le dit tout de suite, nous n’avons JAMAIS eu froid. Au plus haut en altitude, nous avons eu 20 degrés le soir (la dernière nuit), au plus bas 29 degrés. Il faut dire que les températures à Paksé étaient monté jusqu’à plus de 40 degrés.
Avant de partir en road trip, on se pose une journée à Paksé préparer un peu notre itinéraire du road trip. On a lu qu’il y a une excellente boulangerie française qu’il ne faut pas louper sur notre passage à Paksé alors c’est là que nous prendrons notre petit déjeuner. Et on doit avouer que la baguette était succulente !

On part louer notre scooter chez un Belge installé à Paksé depuis plusieurs années et dont les services sont recommandés par plusieurs blogs que nous avons lu et des français que nous avons rencontré. La veille au soir, il offre une réunion d’information sur la région, où il nous donne des conseils sur les hébergements, restaurants, attractions etc.
En gros, deux options sont possibles pour visiter le plateau des Bolovens:
La petite boucle, qui couvre les principaux points d’intérêt du plateau, et donc la plus touristique, où la route est goudronnée tout du long (en théorie) .
La grande boucle, qui compte 150 km de plus que la petite boucle, et dont certains villages et sites se rejoignent encore par la piste (autrement appelée la route caca). L’avantage de cette boucle est qu’il n’y a pas de transport public entre certaines portions ce qui la rend bien moins touristique.
Vous imaginez bien que c’est cette boucle que nous avons choisi d’effectuer. Il paraît aussi que la plus belle partie du plateau se trouve sur cette boucle. Par contre, Yves (le belge) nous prévient qu’il y a eu plusieurs attaques de touristes sur une portion de la grande boucle, et il conseille de partir à plusieurs pour rejoindre l’un des sites. Ça ne nous fait pas plus peur que ça et on se dit qu’on verra bien sur place si on rencontre des gens qui sont prêts à faire la route avec nous.

Jour 1 – Paksé à Tad Lo
Le lendemain matin, on récupère notre scooter à 9h et c’est parti pour 4 jours de road trip et un total d’un peu plus de 300 km.
La sortie de la ville est moins chaotique qu’à Chiang Mai en Thaïlande et on s’enfonce assez vite au milieu de la campagne et des villages.




Le paysage n’est pas très beau. C’est très sec, il y a beaucoup de champs brûlés et les côtés de la route servent de dechetterie à beaucoup d’endroits…



Chutes d’eau Tad Phasuam
On s’arrête à une première cascade, Tad Phasuam.

Ici, la nature est luxuriante et l’on croise pleins de palmiers sur la route.

Les chutes d’eau sont assez belles, mais malheureusement on ne peut pas s’y baigner. Par contre, pas un touriste en vue.




Visite d’une plantation de café chez Mr Vieng
On continue notre route jusqu’à Mr Vieng, qui possède une plantation de café.

On ne pouvait pas faire la boucle sans une visite de plantation et surtout une dégustation.
On commence d’ailleurs par la dégustation et c’est vrai que le café est très bon.




On enchaîne ensuite avec une visite guidée de la plantation avec Mr Vieng en personne.

Son exploitation existe depuis 25 ans mais il l’a repris il n’y a que 3 ans et a décidé de se diversifier. En plus du café, il vient de se mettre au cacao, il fait pousser du manioc, des cacahuètes. Et il a même ouvert une guesthouse.



Il nous explique d’abord les 3 différents types de café qui sont cultivés sur le plateau: arabica, robusta et libérica. Et la période de culture qui s’étend de novembre à avril. Lui cultive du café Robusta et Liberica. En effet, l’arabica nécessite une altitude plus importante et est cultivé sur les hauteurs du plateau. Il nous montre les arbres où pousse le café. La graine est d’abord verte puis vire au rouge, qui correspond au moment où il faut les ramasser avant qu’elles ne noircissent et que ce soit trop tard.





On ne va pas rentrer dans tous les détails du processus de production de café mais lui par contre nous a donné un cours complet qui était très intéressant.
On quitte la plantation en fin de matinée pour rejoindre Tad Lo, le village où nous allons passer la nuit.
Chutes d’eau Tad Soung
Avant de trouver une guesthouse, on s’arrête visiter la chute d’eau Tad Soung, qui est malheureusement à sec à cette période. Pas grand chose à y voir donc même si la vue reste jolie.




Sur la route pour arriver au village, on croise quelques vaches qui deviendra chose très courante lors de ce road trip.


Village de Tad Lo
On part se poser à la guesthouse Fandee, tenue par un français, où nous avons un petit bungalow sympa avec hamac qui donne sur un petit jardin.



Et pour le déjeuner, quelle bonne surprise de découvrir des sandwichs au paté sur le menu. Vous n’imaginez pas le plaisir de manger du paté pour la première fois en 8 mois !!


Il nous reste donc tout l’après-midi pour visiter Tad Lo, petit village dont l’ambiance est dépaysante et qui est connu pour ses 3 chutes d’eau.

Chutes d’eau Tad Hang
Après avoir visité l’une d’entre elles en fin de matinée, on part en voir une autre, la Tad Hang où l’on voit pleins de locaux se baigner, se laver etc.

Donc on décide de les rejoindre parce qu’il fait très chaud et on sait que ça va nous faire du bien. Ces chutes sont beaucoup plus belles que les précédentes. Et l’eau est très bonne. on ne voit aucun touristes et les locaux nous regardent un peu surpris, de nous baigner là. Mais certains viennent nous voir et nous demandent même de prendre des photos avec eux. Super moment.






On n’ira même pas voir la dernière cascade parce qu’on préfère profiter de notre baignade. Et surtout parce que c’est à côté de l’autre cascade qu’a lieu, tous les jours à 16h30, un “bain d’éléphants” organisé par un hôtel. Hors de question d’assister à ce “spectacle” pour touristes. Nous sommes passés devant l’hôtel en question en arrivant au village et on a vu les éléphants enchaînés en plein soleil tout l’après-midi et ils sont juste lâchés pendant 15 minutes par jour dans l’eau pour un show. Non merci on ne cautionne pas du tout.
On était donc tranquille à notre cascade puisque tous les autres touristes assistaient sûrement au bain des éléphants.


On est rentré en fin d’après-midi à la guesthouse où nous nous sommes posés sur leur terrasse en bois bien sympathique à siroter des bières. Nous étions avec la famille Lao qui habite et gère la guesthouse (la femme du français) et Maider a même fait du babysitting pendant que la femme s’occupait de quelques clients.
Nous avons ensuite passé la soirée avec deux françaises mère et fille qui voyagent au Laos pendant un mois.
Jour 2 – Tad Lo à Tad Houa Khone
Après un énième réveil par les coqs et un super petit déjeuner avec de la vraie baguette, nous partons en direction d’un village situé à 16km, d’une ethnie dont on a oublié le nom.




3h de visite dans un village animiste avec Mr Hook
Ce village est très particulier. Contrairement aux 3/4 des villages Lao qui sont bouddhistes, leur religion est animiste, qui est une croyance aux esprits.
Chacune de leur décision doit être prise en présence du gourou ou du chaman du village qui invoque les esprits les soirs de pleine lune pour en tirer une réponse.
Ici les habitants ne savent ni lire ni écrire, et ne parlent même pas Lao. Ils communiquent avec un dialecte qui est propre à leur village.
Dans ce village habite cette mystérieuse personne qu’est Mr Hook et qui propose des visites guidées en anglais de son village.

Mr Hook, c’est un jeune homme de 32 ans qui a un jour décidé de quitter son village pour aller étudier (ça nous a vraiment fait pensé à Hon, notre guide dans la jungle à Luang Namtha).
En effet, à l’âge de 8 ans, puis à l’âge de 13 ans, ses parents lui ont choisi une femme pour se marier (ce qui est chose commune dans ce village; la raison étant que si les parents meurent, ils veulent être sûrs que leurs enfants soient mariés avec une bonne famille) mais il a refusé, préférant aller à l’école.
Il part donc étudier pendant plusieurs années au Laos mais aussi à Bangkok où il apprendra l’anglais, jusqu’à ce que ses parents lui annoncent que sa grand-mère est malade et qu’il faut qu’il rentre la voir avant qu’elle ne meurt.
Ceci sera un mensonge et une bonne excuse pour le faire rentrer. A son retour, qu’il ne pensait que temporaire, ses parents lui donnent un ultimatum: soit il accepte d’épouser la femme qu’ils ont choisi pour lui, soit il est renié de sa famille et même du village.
Parce que la famille est très importante dans sa culture, c’est à contre cœur qu’il accepte de rester au village et d’épouser sa femme.
Sauf que son retour ne s’est pas très bien passé. Les gourous du village ont senti qu’ils n’avaient pas respecté les codes de conduites du village et de leur religion. Et pour cause, il a eu des relations sexuelles avec des filles d’une ethnie différente et même de nationalités différentes. Sa punition a été lourde et sévère. Il ne sera plus jamais invité à rentrer dans les autres maisons du village.
Il nous raconte tous ces événements avec une froideur palpable. Difficile de lire ses émotions et même de savoir s’il en a encore..
Il nous raconte les us et coutumes de son village qui sont à peine croyables. Ici, la polygamie est pratiquée et les hommes peuvent se marier avec autant de femmes qu’ils veulent. La première est toujours choisie par les parents et les autres par eux mêmes. Ce qui donne des familles assez grandes, surtout que chaque membre de la même famille doit habiter ensemble. Le village compte aujourd’hui 23 familles et un peu plus de 700 personnes. Chaque famille vivant dans une maison, on a donc environ 30 personnes vivant dans la même maison. Et nous avons vu les maisons, et elles ne sont pas bien grandes…
Les mariages ont lieu très jeune, à partir de 8 ans. Il nous a parlé d’un homme du village qui a 20 ans et qui vient de choisir une nouvelle femme (on devrait dire fille) qui n’a que 8 ans. Les femmes s’achètent d’ailleurs au prix d’un buffle. Plus l’homme a de buffles, plus il est riche, et plus il peut acheter de femmes.
Ici pas de médecin, et personne ne va voir un spécialiste s’il est malade. C’est le gourou qui se charge de la guérison. Et Mr Hook nous montrera plusieurs plantes qui ont chacune leur spécifité. Il y en a pour les vomissements, les douleurs dans le dos, les maux de tête etc. Il nous dit d’ailleurs qu’il ne connaît pas toutes les propriétés des plantes car son oncle (qui est le gourou du village) refuse de lui dire quoi que ce soit de peur qu’il ne répète tout aux touristes.
D’ailleurs vous vous demandez sûrement comment il a été autorisé à organiser ce genre de visite dans son village. Tout simplement parce que l’argent récolté sert à l’amélioration des conditions de vie dans le village, la construction d’une école, etc.



Nous avons passé 3 heures avec lui et quelques touristes venus comme nous visiter ce village. Nous ne jugeons absolument pas leurs pratiques même si elles nous semblent absolument folles en 2019. Mais on réalise que sur cette planète, il y a quand même des mondes complètement différents et qu’on est loin de s’imaginer que des cultures pareilles puissent exister. Mr Hook nous a clairement dit qu’il n’était pas heureux depuis son retour au village, mais la possibilité de partager son quotidien et son histoire avec des gens comme nous qui finançons l’amélioration des conditions du village, il a l’impression de donner un sens à sa vie. Et c’est franchement tout à son honneur.
Nous quittons Mr Hook et allons manger un bout dans un village à côté.

Avant de reprendre la route en direction de Tad Houa Khone où nous allons passer la nuit. Et où nous prenons officiellement la grande boucle.
Visite d’une ferme de vers à soie
Plus un touriste sur la route, nous nous arrêtons dans l’après midi dans une ferme de vers à soie qui possède aussi une plantation de thé.
Pas un touriste quand nous arrivons. Nous tombons juste sur un mec qui ne parle pas un mot d’anglais et qui nous donne un petit livret explicatif pour faire une visite self-guided de la ferme.
L’exploitation regroupe en fait une plantation de thé, d’hibiscus, une fabrique de soie mais aussi une fabrique de Spiruline et une plantation de poivre.
On se balade dans les plantations et lisons les explications pour chaque culture. Ici pratiquement tout le travail est fait à la main : désherbage, récolte, plantations. Et en plus avec le souci d’inclure la population dans ce projet de développement durable. Les Lao employés à l’exploitation sont formés à tous ces métiers et les villageois se voient offrir le matériel nécessaire pour cultiver le ver à soie (des muriers et une cabane), qu’ils vendent ensuite à l’exploitation pour en récupérer les fils de soie. Le tissage est fait à Vientiane qui obtiendra ensuite les produits finis et vendra foulard, écharpes etc.








Nous terminons la visite par une dégustation de thé à l’hibiscus. Excellent.


Et on roulera ensuite jusqu’à Tad Houa Khone, une autre chute d’eau. La route devient plus jolie à partir d’ici et la végétation plus luxuriante.


Nuit en tentes
Juste à côté se trouve P&S Garden, qui sera notre hébergement pour notre deuxième nuit.

Des tentes installées en haut de cabanes sur pilotis avec vue sur un ruisseau en guise de lit. Le cadre du camping est magnifique, nous sommes entourés d’eau et de verdure. Et comme voisins, seulement un britannique qui voyage depuis des années, et un couple d’italiens (parlant couramment français). Nous serons donc les seuls clients de la soirée.





Après avoir posé nos affaires dans la tente, on se rue vers la chute d’eau pour prendre notre bain quotidien. Quand on arrive, c’est rempli d’enfants du village voisin. Ils nous regardent tous avec de grands yeux lorsque nous les rejoignons dans l’eau. Ils sont super excités et essaient tous de nous parler même si la communication reste très compliquée étant donné qu’ils ne parlent pas anglais et nous Lao. On comprend qu’ils veulent que Matt saute d’en haut de la falaise pour faire comme eux. Alors Matt les suit et à son tour, se jette dans l’eau profonde. Les gamins sont super contents, ils l’applaudissent et on passera un super moment avec eux.





On passera la soirée au seul restaurant de P&S Garden accompagnés des italiens et de l’anglais.
Avant de se coucher, on se met d’accord de partir ensemble le lendemain voir les 7 cascades de Tad Tayicsua, car c’est sur ce chemin qu’il y a eu des attaques de touristes il y a quelques semaines et qu’il vaut mieux être en groupe.
Jour 3 – Tad Houa Khone à Paksong
Un joli lever de soleil nous attend le lendemain matin et nous partons à 8h30 en direction des chutes.

C’est aussi ici que les choses se gâtent au niveau de la route. Le goudron laisse vite place à de la route caca sur une trentaine de kilomètres. Nous croisons très peu de villages sur la route et le peu que l’on croise, les gamins nous font coucou avec la main quand nous passons et les gens nous disent bonjour. Nous avons du mal à nous imaginer nous faire attaquer, mais on est jamais trop prudent. Pas d’arrêts photos sur la route et on trace directement aux cascades.
Les 7 cascades de Tad Tayicsua
On arrive sains et saufs à Tad Tayicsua et ravis de constater que nous sommes les seuls touristes sur place. Barry (l’anglais) nous a lâché en cours de route pour prendre des photos. Donc nous nous retrouvons tous les 4 avec Dimitris et Giulia.
Tad Tayicsua est le nom générique d’une série de cascades magnifiques et l’un des plus beaux sites du plateau des Bolovens. Yves nous avait dit que la beauté du site justifie à elle seule le détour par la grande boucle et nous sommes d’accord !
Il est 10h30 quand nous nous aventurons à la recherche des 7 cascades. Même si en réalité on comprend vite que nous allons pouvoir en voir que 3 ou 4 si l’on veut continuer la route dans l’après-midi. Il est possible de dormir sur place mais on préfère s’avancer plus loin pour la nuit.
Il fait déjà très chaud et c’est un vrai trek dans la jungle qui nous attend. Nous avons pris en photo le plan des cascades et bien nous en a pris car Mapsme ne nous est pas d’une grande aide ici et il n’y a bien évidemment presque pas de panneaux d’indication.

Nous atteignons la cascade numéro 4 sur la carte en premier. Il s’agit de la cascade Halang, la plus belle du parc.








Nous continuons ensuite vers la cascade numéro 5. Une grosse descente nous attend pour la rejoindre et on sait déjà que la remontée va être sportive.

Mais ce qui est chouette c’est qu’ici on peut se baigner. Alors sans plus attendre, on se met en maillot et on part de baigner tous les 4 et on passera un super moment, seuls au monde.


Avant de remonter et de croiser un énorme serpent. Maider devient parano et surveille chacun de ses pas en espérant ne plus en voir.
On croise Barry en remontant qu’on reverra ensuite pour déjeuner. On s’attaque maintenant à la cascade numéro 3. Ici nous sommes en haut de la cascade et non pas en bas ce qui est tout aussi impressionnant.

D’ici, selon la carte il faut longer la rivière pour arriver à la cascade numéro 2. Le chemin est de moins en moins clair et nous croisons plusieurs chutes d’eau qui ne ressemblent pas à la photo du plan.





On continue et on fini par la trouver. Elle est perdue dans la jungle et est magnifique.



Chaque découverte de cascade est vraiment magique et impressionnante.
Nous avons donc visité 4 cascades et notre ventre nous crie de rentrer manger. D’ici, il est censé y avoir un chemin qui remonte directement à l’entrée du site. Sauf que nous ne voyons pas de chemin. Et en face de nous, il s’agit littéralement d’un mur. Et en regardant un peu mieux, on voit deux échelles au milieu de ce mur. On comprend très vite que c’est par là qu’il va falloir remonter.

C’est parti donc pour de la montée qui se transforme vite en escalade, on s’accroche comme on peut aux pierres, en essayant de ne pas glisser sur cette terre rouge (heureusement qu’il n’a pas plu ces derniers jours), puis on monte ces fameuses deux échelles. Et on arrive en haut en une poignée de secondes (on exagère un peu mais en vrai on a quand même fait super vite).


On a chaud, soif et faim. Mais on a adoré crapahuter dans la jungle et visiter ces cascades. On aurait adoré avoir un pique-nique et visiter toutes les cascades sur la même journée car elles sont vraiment chouettes. Et surtout, il n’y a pas un chat !
On éclatera un gros repas à la guesthouse où l’on se reposera un petit peu aussi. Avant de reprendre la route dans l’après-midi tous les 4 avec Dimitris et Giulia. Barry a décidé de rester un peu plus longtemps.

Chutes d’eau Tad Alone
Sur le chemin, nous nous arrêtons voir une cascade Tad Alone, où un restaurant est installé au pied de la cascade avec carrément des chaises dans l’eau. Elle ne nous dit rien et on décide de tracer notre route et de rouler 35 km de plus pour dormir près des cascades du lendemain.



Creuvaison pour nos amis italiens
Alors que nous n’avons pas encore quitté la piste, Dimitris et Giulia crèvent. Heureusement il ne reste que 2 km avant de reprendre la route goudronnée et donc de trouver un garage.

En attendant, Giulia monte avec nous sur le scoot et à la façon Lao, on roule à 3 sur le scoot. On croise un petit village où des gamins ont l’air d’être les mécanos mais ne peuvent pas nous aider. On croise quelques locaux qui se marrent en nous voyant. Et on termine par trouver un garage juste à la sortie de la route caca.

Nuit dans un Homestay près de Paksong
Après 35 km de route, on arrive à Paksong, village situé à 1280m d’altitude et pour la première fois, il fait un peu frais sur le scoot.
Point de jonction entre la petite et la grande boucle, on le trouve sans charme et on trouve sur la carte un homestay situé à l’entrée de la première cascade que nous souhaitons visiter le lendemain. On fonce alors là-bas, 4km plus loin.
Et on a bien fait. On arrive en fin d’après-midi dans cet homestay qui est aussi une plantation de café où l’on est accueilli avec du thé chaud. Une famille de français sont déjà sur place. Et le proprio nous donne une chambre à partager avec 4 avec deux grands matelas pour 3 euros la nuit. Ça nous va très bien.





Ici par contre, pas de douche, on se lave à l’aide d’une grande cuve d’eau. Ça nous va aussi parce que dans tous les cas ça fait du bien de pouvoir enlever toute la poussière de la journée. On passera encore une fois la soirée tous les 4.
Jour 4 – Paksong à Paksé
On entame notre dernière journée de road trip avec nos amis italiens. Au petit déjeuner, omelette et café maison. Le top !
Aujourd’hui on s’attaque aux dernières cascades de la boucle. Nous réalisons vite que nous ne serons pas seuls ici puisque ces cascades sont aussi sur la route de la petite boucle mais aussi pleins de gens viennent ici à la journée depuis Paksé car il y a seulement 35 km.
Chutes d’eau Tad Yuang
Nous commençons par Tad Yuang. Majestueuse et populaire, cette cascade de 40 m se divise en deux bras. On descend un escalier un peu raide pour s’en approcher d’où l’on prendra quelques photos.





Chutes d’eau Tad Champi
Et on fonce vers la chute Tad Champi où l’on prévoit de se baigner. Nous qui pensions en avoir fini avec la route caca, il y a 2 km de piste pour la rejoindre. Par contre, nous sommes entourés de plantations de café !

En surplomb, panorama grandiose, et au pied des cascades, une piscine naturelle nous attend. Seuls quelques locaux sont là, mais nous avons la piscine pour nous tous seuls. L’eau est bien plus froide que les jours précédents mais ça fait quand même un bien fou. On s’aventure derrière les chutes où il y a de mini grottes avant de ressortir de l’eau. A ce moment là il y a du monde qui commence à arriver et nous décidons de continuer notre route.

Cascade Tad Fan
La dernière cascade de la journée est la Tad Fane. 2 chutes jumelles spectaculaires, considérées comme les plus hautes du Laos. Elles dégringolent en parallèle dans une gorge vertigineuse de 120 m de profondeur, au cœur d’une jungle luxuriante. Le seul moyen de les admirer est depuis la plate-forme du Tad Fane Resort. Pour approcher les chutes au plus près, il est possible de faire de la tyrolienne. 1,5 km de câbles suspendus au dessus du vide. Une expérience qui a l’air incroyable mais qui coûte 40 dollars ! On passera donc notre tour.

À l’unanimité, on décide de conduire ensuite jusque Paksé où l’on déjeunera avant de rendre les scooters.
Nos amis italiens ont le même itinéraire que nous pour les prochains jours alors on décide de continuer ensemble.
Après une nuit à Paksé, on partira tous les 4 en direction des 4000 îles, notre dernière étape au Laos.